27.08.2007

Rat a too ee

... ou comment pleurer trois fois en un aprèm, autour de petits monstres (douze dans la salle) qui m'auraient regardé avec de gros yeux étonnés s'ils m'avaient vue, mais j'étais cachée dans la clavicule de mon fireman. "Mais pourquoi tu pleures Madame? -Parce que c'est drôle, parce que c'est triste, parce que c'est beau." Comme la vie en fait, ça monte, ça descend, ça stagne, c'est bien. Alors oui, comme Léo et toi, je suis bizarre. Farpait, entrez-donc si vous aussi. De toute façon mon coquelicot, dis-toi bien une chose : le ridicule ne tue pas. Or, tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Donc (démonstration par A+H, comme chacun le sait je suis une bête en démonstrations logiques, je vous expliquerais bien les intégrales, mais là j'ai pas le temps), je disais donc "donc", le ridicule nous rend plus fort. Farpait, farpait, entrons donc.
Soyons bizarres, écoutons des trucs pas comme tout le monde, n'ayons pas une vie comme tout le monde, vivons dans des donjons sans fenêtres, haïssons les quais de gare, cuisinons n'importe quoi n'importe comment sans suivre la recette (succuleux ce tiramisu ananas speculoos avec aucun ingrédient de la recette sauf les oeufs). Passons notre temps dans des vieiles photos et nos journaux intimes d'il y a dix ans, d'une niaiserie impassionnante, achetons des carambars, un platal Ratatouille, inventorions, soyons simplement 'h' de rentrer chez nous, et de manger les bons ptits plats de maman à plusieurs autour d'une table plutôt que toute seule directement dans le tupp'. Profitons de pouvoir monter les marches d'escaliers quatre par quatre, relire les vieux Picsou magasine, retrouver mon Tom qui ne m'a jamais quittée de mes 4 ans à mes 18 ans, marcher pieds nus sur la terrasse et dans la pelouse qui n'en est plus une, aller se ballader dans les parcours-santé qu'on connait par coeur mais qui sentent si bon le bonheur et les heures de parlote, retrouver mon p'tit gateau dès le premier jour qui m'attend quoi qu'il arrive quelque part, avoir des projets pleins la tête, squatter la place du chef sur le canapé, retrouver son grand lit avec son matelas tout pourri mais tellement confort, ne rien trouver dans le catalogue de la Redoute, acheter du chocolat aux écorces d'orange et des madeleines au chocolat chez Lamielle, craquer mes chèques Zap au concorde, et faire des listes, dont tout l'intérêt est de rayer ce qu'on y écrit, pour se donner l'impression d'avancer. Mais dans celle-ci, promis, je ne rayerai jamais rien. J'y rajouterai toujours du rouge, du bleu et du vert, des écharpes à tricoter, des pissentlits, des tonnes d'éclats de rire, et toujours du soleil même s'il pleut, même si, au détour d'une rue... Boum.

15.04.2007

Sus au transalpin

Parés, sous la pluie. Pom'potes et barres de céréales plein le sac. Bouquins. Tp d'enzymerdologie pour certains. Duvets. Rires de pintades. Bouchons d'oreilles mes amours. Dodo, un peu, pas beaucoup mais passionnément. Tunnel. Une porte. High way. L'ennui. L'ennuyeuse. Puis, enfin, enneigé. Le pays de la Mozzarella en folie. Du gorgonzola, du jambon de Parme, de l'huile d'olive, du vinaigre balsamique, de la tour penchée, de ton absence, des lunettes de beaufs, des Modènipéties, des multiples piazza del Duomo, du soleil, des gâteaux Barilla, des pastas au pesto, des glaces, des kilos en trop, des bars fermés depuis 6 mois, des semi-marathons boueux, des Chateauneuf du Pape, des gressins coupe-faim, des frites fluos, des tout, des rien. Des ouf, des hop là, des oooh, des hiiiiii un peu, des pfiouh, des glouglou, des rrrrhhh, des argh, des wouwouw, des aaaaah, des chhhhhh, un peu aussi, quand même. Des "Dangers" quand on tente de planter sa tente dans ma poulese rinidette. Propriété privée. Des somnambules dépourvus de couvertures. C'est une honte. Un Noc-Noc nickel pour les crises lacrymales. Des douches tordues. Des tas de trucs. Mais pas de vous. Alors chut. Poulese rinidette.

28.05.2006

Rue Degrémont

C'est d'abord un mot. Ridicule d'ailleurs. Apposé à "Ascenceur". Soulier. Mais que vient-il faire ici ? Mais non, avant ce soulier, c'est les papillons. Dans le bidon. Le monde s'arrête. Ensuite vient le soulier. L'appel secret carte-orange ou Martin. Cet ascenceur qui ne va pas assez vite. Ces escaliers trop hauts, trop sombres. Puis des clés, une porte, un chien. Non arrêtez, c'est trop vite, trop brusque, je n'y arriverai pas. Je veux ressortir. Et si... ? Et si finalement je n'obtenais qu'un haussement d'épaules, un sourire un peu forcé. Un "Ah ce n'est que toi". Mais vas-y, pousse toi, à quoi ça sert d'avoir peur comme ça ? Vas-y avance, d'abord la chambre. Une grande cape et un grand blond avec des chaussures rouges. Puis un salon, une tête coupée et un pirate par derrière. Et un seul mot. Un putain de mot. Des yeux rouges, une jambe qui ne peut s'empêcher de danser. Des sourires. Et la terre se remet à tourner. Des hiiii en pagaille, des questions, mais comment ? mais depuis quand ? mais pourquoi ? Pour toi, juste pour toi. Et tout ce qui va avec. Et puis c'est un sapin en plastique qui côtoie des lampes de génie sur une échelle. Un boa rose autour d'un miroir, une horloge comme dans les gares. La nuit c'est une odeur. De linge, de brochettes au poulet et de rires. C'est à ce moment que je me dis que j'y suis. Ca y est. Je vais enfin pouvoir déjeuner en paix. Mais j'y retournerai, je n'oublierai jamais le chemin, c'est tout. Facile : chercher Ingrid Chauvin. Et après tout on s'en fout. On y vient pour tout ça. Planquer des ptits mots partout, goûter un pot de confiture à l'épuisette, discuter dans le flou jusque tard, se raconter des blagues pourries, comparer nos chaussettes dépareillées, t'écouter raconter aujourd'hui hier et demain en te bouffant des yeux, t'expliquer mes manigances, constater qu'une fois de plus c'est dingue d'être nous. Ne pleure plus et regarde dans ton frigo. Poutrelle et Parpaing forever.

03.04.2006

Et puis chacun a pris son train

Ballades aux champs Elysées, pas de stars en vues, demie surprise réussie, serre aux papillons dans le ventre, nouvel album de DSLZ, petites mamies grognons dans le train, tout un bazar à ranger dans ma chambre et dans mes yeux, un anti-CPE qui m'agresse dans un bus parisien, des surprises party pas du tout surprises, une diagonale du vide, un stage qui commence bientôt, une déclaration, une escalope à la normande, orages amicaux, Alphonse en route, des poires malakov pour les fiancailles, prévision de gaufres, lettres de l'ANPE, expressions anglaises à deux balles, point de croix, soirée fiesta pour la réussite du pirate, coïncidences musicales et régime anti tout... On est mal barrés, c'est moi qui vous le dit. J'aime les surprises. Manigancer. Chuchoter. Tromper. Mentir. Pour mieux surprendre et faire plaisir.