02.10.2006

90 degrés à l'ouest. Je tiens la barre matelot

Je suis enceinte de moi-même. De là à savoir quand je naîtrai... Un petit bout a pourtant pointé son nez vendredi et s'est concrétisé en un visage le samedi soir. Merci mon grand moi aux cheveux fous qui m'a guidée vers mon "Enfin...". Mon grand sourire, mon grand soupir de satisfaction... Si je suis moi c'est grâce à toi, une petite empreinte de tes mots, tes gestes, que j'admire tant et que je n'ai jamais su te dire. Faire comme toi. Marcher dans tes pas, tous les deux du 40/41, ça tombe bien. Mais si on tombe, on se ramassera. Même en petis bouts. Même si je dois me mettre aux maths pour ça. Si, si. Promis.

En tous cas je n'en reviens pas. Absolument dingue ce champ de renards à apprivoiser. Tu aurais vu l'autre matin, tout le monde sur son 36, sous les pilliers, à attendre Neuf heures de pique. Arrivés une demi-heure à l'avance, si, si. Saleté d'angoisse. Y avait un petit groupe là-bas, plein de renards qui nous scrutaient avec leur air goguenard. A l'aise. Comme si on venait visiter un monde qui leur appartient. Mais il nous appartiendra aussi. Un jour. Quand on se sera fait au fait d'être là, d'être un petit groupe sur la défensive au beau milieu de 23000 qui sont ici comme dans leur poche. Quand on se sera fait à leurs petits papiers blancs avec des cases partout. Plein de vides mais jamais les nôtres. On essaye de s'y faire, on joue la mascarade, on se transcende en Lara Croft paillettée, prêt d'un gorille, on vend des bonbons en échange d'un téléphone portable dans les rues de Caen, on déclanche des scènes d'hystérie à la FNAC et on vend des épées en carton à des militaires, pour 90 pièces d'or, vu l'option jacuzzi-spa indispensable. Il en faut bien des ptits bouts de soleil ici ou là pour compenser les parts de gâteau qu'on se mange chez soi et qu'on n'arrive pas à digérer, qui font tellement mal. Et oui bravo, c'est gagné, ça y est. Une belle fierté. Mercredi j'étais finie. Avachie. Son épaule glacée. Des draps trop lourds sur mon chagrin. Une bouille de douceur au creux des seins. Mais aussi je me pleure et pour oublier je dors. Je vis, je survis, je subis. Je ris pourtant. Ma Lu tu ne serais pas fière de moi. Carapate-moi, Carapace-moi. 10 cm au moins. Complètement auxotrophe ce paradoxe.

28.08.2006

Mais j'y retournerai...

Si je vais mieux maintenant, je ne me le demande pas. Pour oublier toutes ces balles perdues, je dors en chien de fusil. Au creux de ton cou, je me réfugie pour oublier que ma vie est dans des cartons. Pour oublier que je n'ai pas peur. Pour oublier les remords. Partir sans me retourner, j'ai tout à (re)construire là-bas. Je ne pleure pas. Au contraire. Je trépigne, je veux courir. Je l'ai mon lumineux septembre. M'en veux-tu ? J'ai tellement envie de partir. Besoin d'un "changement (...) moral" comme il l'a si bien dit. Mon premier véritable envol a été avec toi, avec ta venue dans ma vie. Il est des gens qui restent gravés en nous aussi profond que nos blessures. N'aie pas peur, nos vies seront un rêve, je te le promets. Les années passent je le sais bien, j'approche de mon vingt-et-unième printemps. Crois-tu que pour autant tout changera ? Rien. Tu seras toujours là et moi ici. Et tu viendras voir ma mer. Mon jardin de 30cm². Manger des crêpes pour te rappeler une certaine bataille de compote-chantilly-nutella. Te voir sur mes murs. Parler d'avant et de pendant. S'imaginer après. Faire des plans sur la comète. Juste pour nous tenir debout, faire le plein de nous. Je vous laisse un peu... Juste le temps qu'il faudra. Pour revenir. Allez ma petite secrétaire. Hold on. Tomorrow I'll borrow a piece of dream. For us.

01.08.2006

De l'Anexionisme égocentrique à l'oblitération philatélique.

medium_5_ans.2.jpg    Ou comment se cultiver pendant ses vacances. Entre les annonces d'appart, les coups de fil, les achats à deux, enfin (!), les baignades, le trop de chaud, les bouquins et les mots. La fête aussi. Tous ou presque. Les tartes tropéziennes, les canettes de Burn et de Coca. Et surtout plein de beaux sourires. Tu verras, tu auras les mêmes. Sous les chapeaux. Peut-être le temps de faire comme si, comme ici. Non, pas comme si, parce que c'est le cas tu sais. La vie reprend le dessus.  ça va être bien, tu seras la reine du bal dans ta robe à fleurs. Au beau milieu d'un champ de coquelicot, tu penseras à moi. Dis-moi, pourquoi ai-je oublié de rater ce train ? Il y a des jours où on ferait mieux de se noyer dans son lit. Tu vois, j'ai changé. Ne t'inquiète pas. J'y vais. Au port. Je vais le rejoindre mon port. Enfin.
   Après cette rencontre avec des "stars", même si on ne leur a pas dit que des trucs sympas. Mais on ne peut pas aimer tout le monde, surtout si leurs idées ne sont pas originales. On nous prend vraiment pour des cons, 7 jours sur 7, même le dimanche. Une vraie foire à un neurone.  Alors tu vois mon Unforgettable, malgré toute la meilleure volonté, tu ne peux pas m'empêcher parfois de baisser les bras. Se battre contre le vent me paraît un peu impossible, et je n'ai pas assez de forces pour ça. Et il faudrait déjà qu'on me donne l'envie. Alors à tout va le vent, je préfère prendre un nouveau départ. Tu te souviens de nos amarres ? L'essentiel est qu'elles soient attachées à bon port. Certaines sont tombées à la flotte, le temps les refoulera à la surface. Il faut laisser le temps au temps, quitte à lui filer quand même un petit coup de pouce...Mais voilà. Trois petits tours et puis je me fais oublier. Ou pas... Je m'appelle Guybrush Threepwood et je veux devenir pirate. Emile Sabord, le ringard du placard et Humicola mes amours. Le jeune homme prendra une tarte au dessert.