29.07.2007
Attention, ce produit contient de la natamycine
Et des tas d'autres trucs en plus, tous poudrés, qui font plein de poussière et me font piquer des crises de nerfs quand j'ajoute la farine dans mes gateaux. Mais sinon tout va bien, voyons, ne nous plaignons pas, enfin. Quelle chance nous avons : toi des jolis dossiers de toutes les couleurs et un grand bureau pour toi toute seule, et moi des tas de James (adieu les Bob) à remplir, dans un graaaand hall pour moi-même serponnellement (sans lumière s'il te plaît, nous n'avons pas les mêmes valeurs). Et puis moi au moins j'ai les mains toutes rouges et qui grattent à cause des produits, toi tu ne peux pas en dire autant. Chacune sa chance. Toi au moins tu as pu le dire que c'était un rien nazebroque cette ô combien vermeilleuse situation. Bidons de colle d'enrobage qui se suicident du haut du monte-palette, tubes d'Irifax qui me collent aux doigts, chlorure de calcium qui coule tarpout et qui ne séponge pas, sinon ça serait pas drôle, étiquettage d'étiquettes sur produits trempés congelés. Je me sens l'âme de Betty Quette, souvent. Ahem.
Enfin tout ça pour dire que quand même, NOUS SOMMES CONTENTES. N'est-ce pas ? Disons le haut et fort. Point com. Parce que mine de crayon, 3 jours qui se transforment en vingt-et-ungue de pique, c'est plutôt pas mal. C'est l'arrière petit-fils de la mère Poulard qui va être content, tiens ! Même si, comme chacun le sait, je ne fous rien de mes journées, je vais quand même pouvoir mettre un peu d'épinards dans mon assiette (le beurre sera pour plus tard). Voire même tarpir quelques jours à la mer, voir d'autres mouettes que celles qui me réveillent tous les matins, tôt, trop tôt en se bataillant devant ma fenêtre. Peut-être même que Maître Corbeau va me voir revenir, sans talons cette fois-ci (mariage peu heureux avec un Coteaux du Layon et un crémier de chaumes en habit de bois), et accompagnée de Jessy et James, la Team Rocket, plus rapide que la lumière, pour se retrouver, enfin. Neige en août, pâté en croûte.
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03.07.2007
Tu l'avais bien dit
Et oui pourtant. Tu le savais. Moi aussi, je l'ai toujours dit, que tu es morfidable. Parce que tu avais raison, ça y est, me voilà licenciée. Pour de vrai. On s'en doute un peu, mais parfois on se dit "et si...?". Alors, ça c'est fait. Mais en plus, on m'a mentionnée. Ca, je ne m'en doutais pas. Même si ce n'est pas aussi bien que le meilleur pigeon voyageur, c'est un début. Alors, avec ce joli envol des papillons dans le bidon, j'ai ri. Et souri aussi, quand j'ai appris que mon firefighter est de retour pour sauver le monde. Mais ce joli soleil a été terni, par un gros nuage. Putain de septembre, putain de dix points de rien du tout. Ma toi d'ici, ne mets pas ta Tunisie entre parenthèses, tu vas aller le présenter, ton Paulochon, à tes racines. Tu pourras même leur chuchoter que tu as bien eu peur, mais que ça y est, enfin, toi aussi, te voilà licenciée. Promis. Ce sera un lumineux septembre, avec du soleil, ton rire, tes cheveux de n'importe quoi et ton nouveau pyjama. Et tant pis pour le restau, bientôt on en rira, de cette enzymerdologie. On la brûlera, on fera un barbecue en plein milieu de la nuit en décembre en chantant qu'on est indélébiles. Promis.
15:05 Publié dans Au pays des renards | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.06.2007
Mets tes lunettes et écoute comme ça sent bon
Comme ça sent bon le temps. Les mouettes, la mer, le sable, le sel, la pluie. Les remises de diplôme avec un oeil (Guybrush Threepwood était de retour) mais ô combien émotionnantes. Une bande de 7 clampins et demi pour hurler et applaudir dans un amphi, à trois reprises, plus étonnés les uns que les autres mais tellement fiers. Prix de la Brique Barthélémy du meilleur pigeon voyageur, c'est quand même la classe. Bon moi je t'aurais bien remis le prix du roi du sushi, du spécialiste des surprises fleuries, de la plus belle cravate et de l'exposage avec les mains mais PAS ASSEZ FORT (on n'entendait rien boudiou), du frère le plus mieux. De retour au pays de la baguette et du béret en folie. Après ces années trop loin. Enfiiiiiiiiin.
Parce que oui, ça y est. C'est fini. Pour moi aussi. Maintenant les protéines totales du lait, le taux de MCV, l'effet Crabtree, les farinettes, l'abattage rituel, la deshydratation des épices, la responsabilité du commettant du fait de son préposé et la lutte contre la Malaria, c'est bouclé. Dans ces quatre classeurs. Dans un coin, rangés. Et qui, on espère, ne seront pas dérangés pour septembre. Fini les dodos à 1h et les réveils à 4h, dopée au Maxiccino et au téléphone à l'abonnée absente, les petites pillules roses comme ton écharpe mais même pas roses. Maintenant c'est poulet en croûte de parmesan, cerveau-lent sur la plage, courgettes à la grecque, fabricage de plaid, ab'dominos, et abricots. Le retour des abricots. Enfin. Mais lundi magne-toi steuplé. Pour une fois, le temps, tu vas être mon copain hein ? Enfin de toute façon j'attends tout le temps. On passe son temps à attendre. Un 2 juillet, un 11, un 18 pour grmbler, un 1er août, un 15 septembre, un 10 octobre, un fin octobre pour savoir enfiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin. Voir si mes théories tiennent le chemin. "JF, 21 ans bientôt, cède son pot de nutella et huit pelotes de laines pour be bilingual." Tout ça pour ça, franchement, je vous jure.
Parce que oui, pour toi aussi, ça y est. Mon coquelicot, on va pouvoir aller en cavances à la mer, voir la pointe du milieu, au Jour de couette à lire dans le jardin, et puis après on ira dans la bouteille, pour clap-claper plein de fois la plus talentueuse des auteuses compositrices interprèteuses tofographistes, et puis tu viendras voir mon jardin avec mes coquelicots que je contourne avec la tondeuse pour penser encore un peu plus à toi, et puis après on passera par la Bretagne (ça vous gagne) pour s'acheter des carambars dans tes trois boutiques qui se battent en duel. On écoutera la pluie nous chanter notre septembre, on écoutera les coingue-coingue, parce qu'ils savent tout, eux, c'est sûr. Ils pourraient me le dire, mais j'ai même pas envie de savoir.
Parce que oui, pour toi aussi, ça y est. C'est peut-être encore plusse fini pour toi mon auteuse compositrice interprèteuse tofographiste, car une page se tourne. Parce que je te le dis moi, elle est tournée, c'est sûr. Même si pour toi aussi lundi sera synonyme de papillons dans le bidon, de hérisson qui tourne pas rond. Mais j'en doute pas. Sinon on fera une opération Guybrush Threepwwod et Emile Sabord vont casser la pichnette aux gens de là-bas qui n'ont rien compris. Mais de toute façon on le fera pas. En revanche on viendra t'ouïr. On viendra, avec nos lunettes, écouter comme tes mots sentent bon. A s'en rompre les mains, c'est sûr. Je mettrai une cravate pour l'occase, on viendra en bateau et on pourra partir faire notre long travel.
Et puis après on reprendra tous notre bout de route. Mais ça ça sera pour plus tard. En attendant, écrivons, à défaut de lire. Démerdez-vous comme vous voulez, oui je suis vulgaire et je m'en fous, mais revenez.
16:50 Publié dans Au pays des renards | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note