08.06.2006

Trois abricots et puis s'en vont

Un bout de kebab, deux gorgées d'eau, trois Savanes, quatre abricots, 5 frites... Après tout les nourritures terrestres "on s'en cogne"©. Je suis voir mon chez-moi, mon Nancy en bouteille pour rechercher mon ciel. Le mien. Et je l'ai trouvé. J'ai vu dans ses yeux. Que quand il y a des nuages, le soleil est toujours caché derrière. Le soleil reparaît toujours. Il ne peut disparaître comme ça. Une force, des souvenirs, des trésors, du présent et des projets, ça ne peut pas s'éteindre comme ça. Tu comprends je devais voir. Maintenant je sais. Je n'ai plus peur. J'ai confiance en la vie. Si elle m'a mis sur ton chemin, ce n'est pas pour rien. Peut-être plus tard. On ne sait pas. Tant mieux. Rien ne se prévoit. Et pourtant... Je suis montée dans ce train avec une intention au creux de mes bras. Je la tenais au chaud. Depuis bientôt deux ans. Deux ans... Tout ce temps. J'avais pu. Je n'avais pas. J'allais ? En tous cas je voulais. J'en crevais. J'ai pu. Je n'ai pas. C'est pas moi, c'est l'Autre. Ton autre. On se dit ça. Et puis face à la nuit, on regrette. Inutile de te lever pour les écouter mes regrets, tu les liras. Assis. Un jour comme ça. Ou l'autre. Des pages. La vérité toute nue pour une fois. Pas de masque sur les yeux. Assez de fuir la vérité. Après tout c'est très bien comme ça. Nous se retrouvera. Nous n'est jamais perdu. Nous est comme Parker Lewis. Nous devait prendre une distance. à cause de ces rôles, ces jeux. Je ne triche pas. Je ne joue pas. Mensonges jamais non merci. Voilà je voulais que tu saches déjà ça : il y a eu, il y a et il y aura. Une place pour toi, bien au chaud, en moi. Quand tu voudras. J'aime pas les jamais. Je hais les toujours parce qu'ils ne dépendent pas que de nous. Mais si ce n'est que de moi alors toujours. Où que tu ailles, si tu te sens perdu, seul, si tu as froid. N'oublie pas cette petite flamme qui brille. Oublie les tant pis. J'ai envie de te souhaiter une belle vie, un bon vent, qui te mènera où tu l'entends. Le reste, je ne te le dirai plus. Tu le sais. C'est tout. Je suis heureuse maintenant. Merci.

06.06.2006

J'y vais.

Je cours vers lui. Mon petit banc de pierre. En pensant au tien. En croisant les doigts bien forts pour que chacun aie le sien, que chacun y repasse un jour y verser une larme. Je ne peux pas l'oublier tu le sais. Mon banc de pierre il fait partie de ma vie, même si je le fuis, s'il me fuit, si je rentre dans son jeu, si on se perd de vue, on se retrouvera toujours. Au creux de nos souvenirs, de nos soupirs. ça y est. Je vais sauter dans ce train. Je t'y emmène avec moi, tu verras, Nancy ce n'est pas si loin. On parlera. Encore. Comme si on ne s'était pas quittées. C'est dingue. Mes maux ce sera pour toute ma vie. Demain je saurai. Tout. Ou du moins ce que j'ai besoin de savoir. Le reste après tout... Demain je serai une autre. Différente mais identique. Une copie pas très conforme à vrai dire. Allons vérifier si l'as de trèfle pique toujours mon coeur... sur le carreau ?