17.03.2008
Fonds de tiroir, poil à l'arrosoir
Dans une rue de Paname
Errant sur noooooos vééélos... Parce que oui, pas de métro, comme ça c'est plus rigolo. Plus rigolo aussi avec du retard à droite à gauche et plus rigolo en costard et basket. Plus rigolo avec des vitesses qui passent pas et plus rigolo avec un Do qui ne sait pas choisir sa conso. Alors oui, un Do, un! Bien frais s'il vous plaît. Un coquelicot aussi, bien chargé, pour changer. Et tout ce petit monde venu exprèèèèès pour voir deux pirates et leurs guitares s'accorder dans un bar magique. Mais forcément, forcément. Une pichnette à la RATP et hop! Les deux pirates transformés en un, les guitares au placard et l'Abracadabar changé en petit chinois (et aveeeec?). Outre un Do, nous n'avons pas eu de notes de musiques. Mais on a entendu des sourires et des yeux qui font "yiiihaaa" alors le reste sera pour une autre fois.
Sans contrefaçons je suis un glaçon
Du bruit. Des tas de gens qui attendent devant une petite machine qui indique l'heure. Des mikados-réchauffe coeur. Des soupes-réchauffe le reste. Des gants et un gilet anti-froid qui marchent pas. Une bobine de laminé qui me coupe les doigts, et qui foire tout le temps ("Ton laminé, cocotte!!!"). Des palettes qui tombent sans cesse. Le défilé incessant des cartons qui se balladent dans toute l'usine. Du jambon, du saucisson, du pâté, du fromage de tête qui la prend. Un "ooohh purréééée ça coûtait vingt z'euros!!" (on peut bien s'moquer des lorrains, mais au moins, le "t" à la fin de Vingte, on l'a pas inventé).
18:55 Publié dans Avec un w | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.08.2006
De l'Anexionisme égocentrique à l'oblitération philatélique.
Ou comment se cultiver pendant ses vacances. Entre les annonces d'appart, les coups de fil, les achats à deux, enfin (!), les baignades, le trop de chaud, les bouquins et les mots. La fête aussi. Tous ou presque. Les tartes tropéziennes, les canettes de Burn et de Coca. Et surtout plein de beaux sourires. Tu verras, tu auras les mêmes. Sous les chapeaux. Peut-être le temps de faire comme si, comme ici. Non, pas comme si, parce que c'est le cas tu sais. La vie reprend le dessus. ça va être bien, tu seras la reine du bal dans ta robe à fleurs. Au beau milieu d'un champ de coquelicot, tu penseras à moi. Dis-moi, pourquoi ai-je oublié de rater ce train ? Il y a des jours où on ferait mieux de se noyer dans son lit. Tu vois, j'ai changé. Ne t'inquiète pas. J'y vais. Au port. Je vais le rejoindre mon port. Enfin.
Après cette rencontre avec des "stars", même si on ne leur a pas dit que des trucs sympas. Mais on ne peut pas aimer tout le monde, surtout si leurs idées ne sont pas originales. On nous prend vraiment pour des cons, 7 jours sur 7, même le dimanche. Une vraie foire à un neurone. Alors tu vois mon Unforgettable, malgré toute la meilleure volonté, tu ne peux pas m'empêcher parfois de baisser les bras. Se battre contre le vent me paraît un peu impossible, et je n'ai pas assez de forces pour ça. Et il faudrait déjà qu'on me donne l'envie. Alors à tout va le vent, je préfère prendre un nouveau départ. Tu te souviens de nos amarres ? L'essentiel est qu'elles soient attachées à bon port. Certaines sont tombées à la flotte, le temps les refoulera à la surface. Il faut laisser le temps au temps, quitte à lui filer quand même un petit coup de pouce...Mais voilà. Trois petits tours et puis je me fais oublier. Ou pas... Je m'appelle Guybrush Threepwood et je veux devenir pirate. Emile Sabord, le ringard du placard et Humicola mes amours. Le jeune homme prendra une tarte au dessert.
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23.06.2006
Shut up and look in front the sea
Salopette dans la valise, jlaisse mes maux de côté et jviens me ressourcer. Ailleurs. En terrain neutre. Oublier un peu. Digérer c'est quasiment fait en fait. Deux jours. Même pas. Mais après tout tant pis. Je me suis trompée. C'était mes illusions que me tenaient debout, qui me faisaient croire... Maintenant c'est fini, je n'y crois plus, je ne me bats plus contre le vent. J'abandonne. Marre de perdre mon temps et mon énergie. Jvais m'occuper dmes doigts maintenant. Encore plus. Le plus petit pour la plus petite, le pouce pour grignoter un ptit Lu, celui à gauche pour goûter un sushi et celui assis à la gauche de la ptite pour un ange. L'autre pour les autres. J'ai grandi maintenant, un peu plus. Tu avais raison, je dois me détacher. Saleté de coeur, trop sensible, trop fragile. Mais c'est fini. Ce devait être en septembre, lumineux septembre, mais c'est maintenant. Pas plus mal. Je prends le large, jvais partir sentir le plâtre et l'enduit. Jvais respirer. Manger des brochettes de poulet. Saluer ton point. Le chercher à tous les coins de rue. Jvais respirer ton air. On va hurler. Comme des oufs. Manger une assiette de frittes de la mort qui tue la vieille. Je hais les petit pois.
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31.05.2006
Quand je serai petite
J'aimerais encore croire qu'il y a des rues souterraines partout. Que deux mètres sous chaque feu tricolore il y a un gens dans une cabine en verre, avec des petites caméras, et que c'est lui qui déclenche le feu vert quand on attend depuis trop longtemps. Jvoudrais encore rêver être chanteuse, danseuse, sportive de haut niveau et écrivain. Être jolie. Espérer être rousse aux cheveux frisés. Croire que quand on est grand on est gentil avec tout le monde, que les disputes "t'es pu mon copain" ça n'existe plus. Avoir peur du noir, de l'aspirateur. Être la seule fille en bermuda, cheveux courts et avec plein de pansements partout sur la photo de classe. M'imaginer qu'un jour des beaux garçons se batteront pour m'avoir et qu'au final c'est moi qui me prendrai le coup et qu'ils pleureront au pied de mon lit d'hopital. Me battre pour être la meilleure à la dictée et avoir dix francs pour m'achter Minnie Magasine ou un sachet de carambars. Avoir les dents écartées et ma nuque tout courte. Snober les filles à la récré et courir après les garçons pour leur faire des bisous dans le cou, jouer au foot avec eux et leur faire peur parce que je shoote dans leurs mollets. Réécrire mon "cahier d'amour" et pleurer parce que mon frère se moque de moi. Changer de chaîne à la télé quand Hélène et Nicolas s'embrassent "sur la bouche" parce que sinon maman va me gronder. Être sur les genoux de papa qui me fait goûter dla glace au chocolat en cachette. Croire que les amis ça tient les secrets. Vouloir mesurer 1.75m et participer à Miss France pour porter une belle robe. Me planquer aux toilettes jusqu'au moins 21h pour bouquiner une pile de J'aime lire pendant que maman croit que je dors. Courir partout et me faire tartiner les genoux de mercurochrome. Tomber amoureuse de tous les garçons du quartier. Baragouiner "Jingle Bells". Regarder un cierge magique brûler sur le sapin comme si c'était l'apparition d'un ange.
Ce n'en était pas un. Pas encore. Le mien est arrivé plus tard. Beaucoup plus tard. Et dire qu'il s'en est fallu de peu pour qu'on se frôle sans se voir. Croire que quand on est grand y a que du soleil, de l'amour et de l'eau fraîche.
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01.05.2006
Alone in the Dark
J'ai envie de revoir Julien. De relever mes cheveux, de maquiller mes yeux. Mais tu révises tes sourires et de plus en plus je soupire. Toutes ces figures imposées qui ne veulent plus rien dire. Après tout c'est peut-être pas plus mal. Mais au final, je me sens de plus en plus seule. Un à un, vous vous éloignez. Peut-être pour mieux revenir, après vos concours, après vos obstacles, après avoir décroché vos lunes. J'ai l'impression de t'avoir complètement perdu toi. Oui toi, ne cherche pas derrière, il n'y a que toi ici. Toi et moi. Peut-être qu'au final c'est ce que tu souhaites, c'est qu'il te faut décrocher. Je ne sais pas. J'ai des envies d'ailleurs. Des envies de déconnecter portable et PC. Des envies de brûler ma boîte aux lettres, de partir. Des envies de ThéoTheâtre. D'écrire nos vies sur un toit. D'être menottée à tes tuyaux, que personne ne le sache et qu'on ne vienne pas m'y chercher. On ira sballader dans Suressnesses faire nos stars-pouff' avec des sacs imitations Dior. Smoquer des gens en terrasses. Filer un pauvre gens qui a rien fait à part manger des chouquettes derrière un buisson avec sa tête de malfaiteur. Acheter des pâtisseries qui coûtent la peau du genou je ne sais plus où. Jvais m'envoler sur une vache vosgienne (mit la "rayure" blanche le long de la colonne vertimbale + des tites tachounettes), mettre mes chaussettes rayés, mes mitaines and that's all. Jvais aller tous vous réveiller and on va tarpir. Loin. Loin. encore plus loin jvous dit. En m'attendant soyez sages. Jroviendirai. Un day.
14:05 Publié dans Avec un w | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.04.2006
Pourquoi je pleure
Parce que je tombe de haut. Parce que je pensais qu'à nos âges on était capable de ne plus dégueuler dans le dos les uns des autres. Parce que ceux qui se disent les plus ouverts et les plus tolérants ont l'esprit bien étroit et sont les plus hypocrites. Parce que je pensais que les nouvelles allaient moins vite que ça. Parce que qu'est-ce que ça peut bien vous faire? Parce que l'amitié pour moi ça signifie encore quelque chose. Parce que pas un n'a le courage de ses opinions. Parce que personne n'a de vie assez intéressante pour ne pas fouiller dans celle des autres. Parce que deux claques en une semaine ça fait trop, je vais finir par ne pas me relever. Parce que la jalousie est un bien vilain défaut et qu'on ne s'en corrige pas bien assez vite. Parce que je donne et qu'on ne s'en rend pas compte. Parce que je vous aime. Trop et mal sans doute. Foutez-moi la paix.
21:20 Publié dans Avec un w | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.03.2006
Parker Levis ne perd jamais
Je vois le monde en rouge, marine et en flammes. Figurez vous qu'une partie de ma vie est en train de se jouer depuis hier et que je ne peux absolument rien y faire. Juste être la spectatrice distante d'un pirate qui se débat sous la pluie pour faire ce satané parcours. Satané certes, mais qui le rapproche un peu plus de son but, de sa vie au final. Autant vous dire que ça ajouté à mes last exams, les extra-systoles battent leur plein et les papillons dans le ventre aussi. Mais je n'ai jamais été aussi proche de la fin. Ma bulle tient à peu près le coup, mis à part un craquage lundi matin. Cette envie de secouer tout le monde, de leur ouvrir les yeux... mais serponne n'y voit goutte, tous des aveugles là-dedans. Autant se battre contre le vent (qui m'a réveillé ce matin au passage). Du coup je poursuis ma petite bonnefemme de chemin, clopin-clopant entre les flaques, mais toujours le sourire au coeur. Des projets me tiennent debout et je suis prête à tout pour les réussir. Heureusement que je ne suis pas toute seule pour tout porter sur mes zépaules. Heureusement que j'ai mes gens. Et ma tringle à rideaux.
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09.10.2005
Une grande histoire...
écrite par petits bouts... c'est ce que tisse mon album Patchwork, rassemblant des photos prises au gré du vent, rentrant dans toutes les catégories, et aucune à la fois. Chaque semaine j'essaye de le grossir un peu plus et petit à petit le script y fait son apparition. La vie se décolore et le noir et blanc domine par ici tandis que l'usure du sépia est peu à peu délaissée. ça me fait penser à ma représentation du monde du début du siècle dernier... La couleur étant encore inconnue en photographie, mon imagination et mon ressenti sont alors achromates. J'imagine ici et là un monde triste, les gens habillés de noir chaque jour. Comme si les couleurs avaient été inventés avec la photographie éponyme... En attendant, je vous laisse avec des bises-papillons, mon sac de trecking (de son joli nom Edmée) attend d'être à nouveau empli à ras-bord pour mon retour à la dure réalité de la vie étudiante.. Bonne semaine à tous ceux qui traîneront leurs rétines par ici
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