17.03.2008
Bravo tu as gagnééééééé, ou la fin d'un nouveau chapitre
Bingo crépuscule comme qui dirait. Me revoilà. En fait non, je repars, mais ça dépend du sens du vent. Le vent qui m'a poussée à contre courant vers la Gourmandie est en train de tourner, et de me faire repartir vers mes Vôôôsges et mes autres gens. Un sacré vent, qui va me pousser entre partiels, déménagement, emménagement et début de stage, le tout en quatre jours, poils aux vautours. Une autre vie commence, pour six mois, et après ? Le vent doit croire que j'aime les devinettes sans doute. Pas moi. Alors pour l'instant n'y pensons pas. On n'a pas le temps de toute façon. Aujourd'hui, il faut penser à la mise en place de l'HACCP, aux techniques de vente, à la microbiologie des laits fermentés, à l'intérêt de déléguer et au marketing de la grande distribution. Pourtant, le truc spongieux qui se cache sous ma caboche de dilatée ne pense pas trop à ça, mais plutôt à une chanson qui me reste dans la tête...
Trois premiers mois, poils aux bras, une binôme du tonnerre, des fous-rires à en rester par terre et une vision hyper négative et critique de tous ces nazes de renards vraiment pas drôles. Et puis, 2007 est arrivé, bonne année. Une semaine de TP à Saint Lô, la découverte de la vie en collectivité intensive (allez-y pour faire cuire un kilo de pâtes sur une plaque électrique de 20 cm de diamètre) et surtout d'un petit bout de femme qui allait me réserver des surprises... Une semaine en Italie ensuite, où j'ai rencontré pour de vrai les Spice Girls (récemment rebaptisées "Top gang")... Pas de posh ni de spicy, mais quatre nanas dans le vent, fashion victim jusqu'au bout des cheveux (avec un masque à 30 euros, sans oublier la frangette de mes deux), adeptes de la musique de *****, accros aux potins et à l'épilation tiquet de métro, entre autres. Qui aurait pu croire que ça marcherait ? Pas toi hein mon matelot. moi non plus remarque. sauf que quand on gratte sous l'attitude "pia-pia-pia", on y trouve des jolies surprises. Une petite fée par exemple (au hasard, hein), bien différente de ce qu'elle peut laisser paraître (même si, c'est définitif, elle écoute de la musique pourrie ;)... Mais même si on les découvre, parfois on recouvre les choses un peu trop vite.
Après l'Italie, les vacances, Aime et s'Haine à toc, souffrances à toc aussi près de la ville rose. Rentrée, tu vois, j'ai changé, je peux changer, je vais changer. Neuf kilos en moins, trois centimètres en plus, résolutionnée à bloc comme toujours, et en mode intégration, avec un an de retard, mais vieux motard que jamais qu'il disait l'autre.
Intégration disions-nous, et bien commençons par là : première soirée. Thème : produit alimentaire mon cher Watson (quelle originalité...) sauf que voilà, mon déguisement alimentaire, il était déjà prévu dans ma tite tête depuis quelques temps... Mais plus facile à dire qu'à faire (c'est comme les contrôles inopinés de la DGCCRF finalement) : dans la pratique, j'ai un peu plus galéré. Allons-y pour une jupette en papier crépon rouge, recouvert d'un papier plastique transparent pour le brillant. Idem pour la collerette. un petit logo dessiné sur le tee-shirt et hop! me voilà déguisée en Kinder Shokobons wouwouw. Sauf que (j'aime bien les sauf que, aujourd'hui) le petit détail, c'est qu'il fallait conduire, et qu'avec un binz pareil, j'étais pas arrivée (merci Audrey et l'agrafeuse, qui m'ont sauvé du ridicule). Bref, en fin de compte on s'en cogne un peu de savoir qui était en vache ou en apéricube. Le tout c'était de passer une première vraie soirée avec des nouveaux gens, et d'entendre Miss Frangette déclarer en souriant toutes les deux secondes "putaingue, je suis trop conntente que tu sois venueu et que tu t'amuseuuu biengue"!!
Et après c'était parti. Re Saint-Lô. Bienvenue à Rennes. Bienvenue à Boulogne. Bienvenue aux apéros, aux soirées wii et aux Ah wiiii !! Bienvenue à mon canard et mon chou. Bienvenue à notre hymne national et à nos répliques cinglantes en quelques lettres, nos tapages sur les doigts et nos projets de Maître Corbeau, de piscine (pour nager, n'cest-ce pas?) de double anniversaire au bord du lac de Gérardmer (zéro en orthographe Camille) de Fish and chips et de petit dèj anglais. Et surtout de vacances à Ordures. Projet numéro 1.
Les regrets j'aime pas ça. Faut pas. Et pourtant... Pourtant si je vous avais découverts plus tôt, Elo, Laura, Camille, Yom et Céc, Vaness, et tous les autres... Si. Avec des si, on mettrait Paris dans une bouteille et moi ailleurs que dans ma bulle. mais voilà c'est comme ça. Alors on serre les dents, les yeux, et tout ce petit monde dans nos bras, on achète un tee-shirt Heulà, et on repart à l'aventure. Sauf qu'on est pas seul, puisqu'on est ensemble.
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03.07.2007
Tu l'avais bien dit
Et oui pourtant. Tu le savais. Moi aussi, je l'ai toujours dit, que tu es morfidable. Parce que tu avais raison, ça y est, me voilà licenciée. Pour de vrai. On s'en doute un peu, mais parfois on se dit "et si...?". Alors, ça c'est fait. Mais en plus, on m'a mentionnée. Ca, je ne m'en doutais pas. Même si ce n'est pas aussi bien que le meilleur pigeon voyageur, c'est un début. Alors, avec ce joli envol des papillons dans le bidon, j'ai ri. Et souri aussi, quand j'ai appris que mon firefighter est de retour pour sauver le monde. Mais ce joli soleil a été terni, par un gros nuage. Putain de septembre, putain de dix points de rien du tout. Ma toi d'ici, ne mets pas ta Tunisie entre parenthèses, tu vas aller le présenter, ton Paulochon, à tes racines. Tu pourras même leur chuchoter que tu as bien eu peur, mais que ça y est, enfin, toi aussi, te voilà licenciée. Promis. Ce sera un lumineux septembre, avec du soleil, ton rire, tes cheveux de n'importe quoi et ton nouveau pyjama. Et tant pis pour le restau, bientôt on en rira, de cette enzymerdologie. On la brûlera, on fera un barbecue en plein milieu de la nuit en décembre en chantant qu'on est indélébiles. Promis.
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30.06.2007
Mets tes lunettes et écoute comme ça sent bon
Comme ça sent bon le temps. Les mouettes, la mer, le sable, le sel, la pluie. Les remises de diplôme avec un oeil (Guybrush Threepwood était de retour) mais ô combien émotionnantes. Une bande de 7 clampins et demi pour hurler et applaudir dans un amphi, à trois reprises, plus étonnés les uns que les autres mais tellement fiers. Prix de la Brique Barthélémy du meilleur pigeon voyageur, c'est quand même la classe. Bon moi je t'aurais bien remis le prix du roi du sushi, du spécialiste des surprises fleuries, de la plus belle cravate et de l'exposage avec les mains mais PAS ASSEZ FORT (on n'entendait rien boudiou), du frère le plus mieux. De retour au pays de la baguette et du béret en folie. Après ces années trop loin. Enfiiiiiiiiin.
Parce que oui, ça y est. C'est fini. Pour moi aussi. Maintenant les protéines totales du lait, le taux de MCV, l'effet Crabtree, les farinettes, l'abattage rituel, la deshydratation des épices, la responsabilité du commettant du fait de son préposé et la lutte contre la Malaria, c'est bouclé. Dans ces quatre classeurs. Dans un coin, rangés. Et qui, on espère, ne seront pas dérangés pour septembre. Fini les dodos à 1h et les réveils à 4h, dopée au Maxiccino et au téléphone à l'abonnée absente, les petites pillules roses comme ton écharpe mais même pas roses. Maintenant c'est poulet en croûte de parmesan, cerveau-lent sur la plage, courgettes à la grecque, fabricage de plaid, ab'dominos, et abricots. Le retour des abricots. Enfin. Mais lundi magne-toi steuplé. Pour une fois, le temps, tu vas être mon copain hein ? Enfin de toute façon j'attends tout le temps. On passe son temps à attendre. Un 2 juillet, un 11, un 18 pour grmbler, un 1er août, un 15 septembre, un 10 octobre, un fin octobre pour savoir enfiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin. Voir si mes théories tiennent le chemin. "JF, 21 ans bientôt, cède son pot de nutella et huit pelotes de laines pour be bilingual." Tout ça pour ça, franchement, je vous jure.
Parce que oui, pour toi aussi, ça y est. Mon coquelicot, on va pouvoir aller en cavances à la mer, voir la pointe du milieu, au Jour de couette à lire dans le jardin, et puis après on ira dans la bouteille, pour clap-claper plein de fois la plus talentueuse des auteuses compositrices interprèteuses tofographistes, et puis tu viendras voir mon jardin avec mes coquelicots que je contourne avec la tondeuse pour penser encore un peu plus à toi, et puis après on passera par la Bretagne (ça vous gagne) pour s'acheter des carambars dans tes trois boutiques qui se battent en duel. On écoutera la pluie nous chanter notre septembre, on écoutera les coingue-coingue, parce qu'ils savent tout, eux, c'est sûr. Ils pourraient me le dire, mais j'ai même pas envie de savoir.
Parce que oui, pour toi aussi, ça y est. C'est peut-être encore plusse fini pour toi mon auteuse compositrice interprèteuse tofographiste, car une page se tourne. Parce que je te le dis moi, elle est tournée, c'est sûr. Même si pour toi aussi lundi sera synonyme de papillons dans le bidon, de hérisson qui tourne pas rond. Mais j'en doute pas. Sinon on fera une opération Guybrush Threepwwod et Emile Sabord vont casser la pichnette aux gens de là-bas qui n'ont rien compris. Mais de toute façon on le fera pas. En revanche on viendra t'ouïr. On viendra, avec nos lunettes, écouter comme tes mots sentent bon. A s'en rompre les mains, c'est sûr. Je mettrai une cravate pour l'occase, on viendra en bateau et on pourra partir faire notre long travel.
Et puis après on reprendra tous notre bout de route. Mais ça ça sera pour plus tard. En attendant, écrivons, à défaut de lire. Démerdez-vous comme vous voulez, oui je suis vulgaire et je m'en fous, mais revenez.
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02.10.2006
90 degrés à l'ouest. Je tiens la barre matelot
Je suis enceinte de moi-même. De là à savoir quand je naîtrai... Un petit bout a pourtant pointé son nez vendredi et s'est concrétisé en un visage le samedi soir. Merci mon grand moi aux cheveux fous qui m'a guidée vers mon "Enfin...". Mon grand sourire, mon grand soupir de satisfaction... Si je suis moi c'est grâce à toi, une petite empreinte de tes mots, tes gestes, que j'admire tant et que je n'ai jamais su te dire. Faire comme toi. Marcher dans tes pas, tous les deux du 40/41, ça tombe bien. Mais si on tombe, on se ramassera. Même en petis bouts. Même si je dois me mettre aux maths pour ça. Si, si. Promis.
En tous cas je n'en reviens pas. Absolument dingue ce champ de renards à apprivoiser. Tu aurais vu l'autre matin, tout le monde sur son 36, sous les pilliers, à attendre Neuf heures de pique. Arrivés une demi-heure à l'avance, si, si. Saleté d'angoisse. Y avait un petit groupe là-bas, plein de renards qui nous scrutaient avec leur air goguenard. A l'aise. Comme si on venait visiter un monde qui leur appartient. Mais il nous appartiendra aussi. Un jour. Quand on se sera fait au fait d'être là, d'être un petit groupe sur la défensive au beau milieu de 23000 qui sont ici comme dans leur poche. Quand on se sera fait à leurs petits papiers blancs avec des cases partout. Plein de vides mais jamais les nôtres. On essaye de s'y faire, on joue la mascarade, on se transcende en Lara Croft paillettée, prêt d'un gorille, on vend des bonbons en échange d'un téléphone portable dans les rues de Caen, on déclanche des scènes d'hystérie à la FNAC et on vend des épées en carton à des militaires, pour 90 pièces d'or, vu l'option jacuzzi-spa indispensable. Il en faut bien des ptits bouts de soleil ici ou là pour compenser les parts de gâteau qu'on se mange chez soi et qu'on n'arrive pas à digérer, qui font tellement mal. Et oui bravo, c'est gagné, ça y est. Une belle fierté. Mercredi j'étais finie. Avachie. Son épaule glacée. Des draps trop lourds sur mon chagrin. Une bouille de douceur au creux des seins. Mais aussi je me pleure et pour oublier je dors. Je vis, je survis, je subis. Je ris pourtant. Ma Lu tu ne serais pas fière de moi. Carapate-moi, Carapace-moi. 10 cm au moins. Complètement auxotrophe ce paradoxe.
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28.05.2006
Tout le monde il est différent
Tellement différent que des fois jme demande si mes papillons tournent rond. Pourquoi la vie c'est toujours des choix ? Des choix genre quitte ou double, parce que si c'était "si je fais ça c'est bien, et si je fais ça c'est pas mal aussi" ça serait pas drôle. Pourquoi on est pas dans un jeu télé où on peut faire le 50/50 ? Mais mine de crayon, parfois l'appel à un ami nous semble insurmontable... Impossible. Alors tant pis, on aura qu'à faire comme si tout allait bien, et si c'est pas vrai... Je hais les "tant pis". Je veux les noyer et les tuer. Parce que tant pis ce n'est pas possible. Tu ne te rends pas compte. Et si finalement je me retrouvais sans rien ? Telle quelle. Telle qu'Elle ? Heureusement qu'il y aura toujours Elle. Mais j'ai peur. De demain. Seize et vingt-neuf je vous crains. Je ne veux pas voir le jour se lever. Passer au Dix-Sept. Au trente. Vite plus vite, la roue tourne et je ne sais pas comment l'arrêter. Je cours après quoi au final ? Après vous ou moi ? Dites-moi, c'est quoi mon problème ?
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