03.10.2007

Rendez vous chez Alice

Nan, pas "Alice wouwouw" la blondasse en rouge qui vous met Internet rapidemment. Nan nan. Une jolie Alice aux lunettes roses et qui va se faire publier en comptant les grains de sable de Saint Malo en ne sachant pas cuisiner avec son kilo de brandade de morue. Saint Malo oui, encore une autre fois. Parce que la première fois, c'était tellement beau. La route par la côte, tous les trois mètres des producteurs de calvados, d'huîtres, de pommeau, de moules et de cidre (garantissant les messages aux martiens). Et puis, à un moment donné, quand même. Mais où est-elle ? Planquée encore hein ? 'faut qu'elle se fasse désirer. Evidemment.

Et puis, au détour d'un virage, derrière une bute, la voilà. Elle explose, mes yeux explosent, mon coeur explose. Violente, bleue, verte, violette, jaune, avec tous ses cailloux, ses phares, ses pêcheurs à l'épuisette. Ses rochers comme des falaises, recouverts de bouquets de coquillages noirs, bleus nuit. Parce que la Bretagne, c'est un couteau, c'est une violence, une tempête et un orage. C'est dur, et tranchant, et elle vous tire les larmes aux yeux. Ses vagues et sa pluie vous attirent comme un aimant. Parce que la Bretagne sous le soleil, c'est bien, c'est mignon. Mais la pluie et la tempête (à Trégastel et ailleurs), c'est un appel au loin, comme un coquelicot qui vous crie "Tu verrais comme c'est beeeeeau".

Alors oui c'était beau Saint Malo. Bien sûr. Une journée tellemement surprenante. Toute seule sur un batal à faire la baby-sitter (et la cuisinière) de cinq firemen of Paris. à les regarder rire, s'accrocher en vain à une bouée, dessiner des zobcénités sur la plage, martyriser une méduse et croquer à pleines dents la vie, et la mer. Quant à moi, les étoiles et les rires pleins les yeux, je n'ai rien dit, mais je n'en ai pas pensé moins. J'ai traqué, zoomé, espionné. J'ai gravé un bout de ton chez-toi dans mes yeux. Même si on était seulement à ta porte. La prochaine fois, c'est toi qui viendras à notre porte. Voire même jusque quand le salon, pour constater que oui, toi aussi tu mangerais devant l'ordi, avec une Chips affalée sur le canapé. Tu verras, ici aussi.

Ma Normandie aussi, elle est jolie. Mais elle est tellement différente. Ma Normandie elle est toute douce, toute ronde comme une pomme. C'est un paysage facile, tout vert mousse pistache. Une jolie mer tendre avec ses planches et ses parasols rayés. Mais je l'aime aussi ma Normandie.

Faut pas croire hein. Elle m'a apporté enfin ma vie à deux, ma danse, mon changement, mon moi. Elle m'a aussi apporté une beauté toulousaine, celle qui me donne le plus envie de faire ma sociable, parce qu'elle le mérite tellement. Une petite fée toute fragile, avec les ailes qui lui ont été volées. Mais on va les lui faire repousser, avec les crumbles, les tartes poire-miel, des sorties les week-end, les raclette-party, les "Love is gone" à donf sur le dance floor, et les petits textos stupide en cours ("j'adore le poisson-panel"). Parce que vois-tu ma petite boule d'émotion, tes sourires, j'les veux à la pelle. Alors "bisouuuu, les noix de coco" comme on dit par ici.

What else ? Simplement tes trois paires de fossettes en tartine tous les matins. Et là, ça sera vraiment bien.

Commentaires

Merci à ton pirate d'avoir oublié un bout de sa tête sur le bateau.

A dimanche mon Filament.

Ecrit par : Ton coquelicot breton. | 03.10.2007

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