30.06.2007
Mets tes lunettes et écoute comme ça sent bon
Comme ça sent bon le temps. Les mouettes, la mer, le sable, le sel, la pluie. Les remises de diplôme avec un oeil (Guybrush Threepwood était de retour) mais ô combien émotionnantes. Une bande de 7 clampins et demi pour hurler et applaudir dans un amphi, à trois reprises, plus étonnés les uns que les autres mais tellement fiers. Prix de la Brique Barthélémy du meilleur pigeon voyageur, c'est quand même la classe. Bon moi je t'aurais bien remis le prix du roi du sushi, du spécialiste des surprises fleuries, de la plus belle cravate et de l'exposage avec les mains mais PAS ASSEZ FORT (on n'entendait rien boudiou), du frère le plus mieux. De retour au pays de la baguette et du béret en folie. Après ces années trop loin. Enfiiiiiiiiin.
Parce que oui, ça y est. C'est fini. Pour moi aussi. Maintenant les protéines totales du lait, le taux de MCV, l'effet Crabtree, les farinettes, l'abattage rituel, la deshydratation des épices, la responsabilité du commettant du fait de son préposé et la lutte contre la Malaria, c'est bouclé. Dans ces quatre classeurs. Dans un coin, rangés. Et qui, on espère, ne seront pas dérangés pour septembre. Fini les dodos à 1h et les réveils à 4h, dopée au Maxiccino et au téléphone à l'abonnée absente, les petites pillules roses comme ton écharpe mais même pas roses. Maintenant c'est poulet en croûte de parmesan, cerveau-lent sur la plage, courgettes à la grecque, fabricage de plaid, ab'dominos, et abricots. Le retour des abricots. Enfin. Mais lundi magne-toi steuplé. Pour une fois, le temps, tu vas être mon copain hein ? Enfin de toute façon j'attends tout le temps. On passe son temps à attendre. Un 2 juillet, un 11, un 18 pour grmbler, un 1er août, un 15 septembre, un 10 octobre, un fin octobre pour savoir enfiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin. Voir si mes théories tiennent le chemin. "JF, 21 ans bientôt, cède son pot de nutella et huit pelotes de laines pour be bilingual." Tout ça pour ça, franchement, je vous jure.
Parce que oui, pour toi aussi, ça y est. Mon coquelicot, on va pouvoir aller en cavances à la mer, voir la pointe du milieu, au Jour de couette à lire dans le jardin, et puis après on ira dans la bouteille, pour clap-claper plein de fois la plus talentueuse des auteuses compositrices interprèteuses tofographistes, et puis tu viendras voir mon jardin avec mes coquelicots que je contourne avec la tondeuse pour penser encore un peu plus à toi, et puis après on passera par la Bretagne (ça vous gagne) pour s'acheter des carambars dans tes trois boutiques qui se battent en duel. On écoutera la pluie nous chanter notre septembre, on écoutera les coingue-coingue, parce qu'ils savent tout, eux, c'est sûr. Ils pourraient me le dire, mais j'ai même pas envie de savoir.
Parce que oui, pour toi aussi, ça y est. C'est peut-être encore plusse fini pour toi mon auteuse compositrice interprèteuse tofographiste, car une page se tourne. Parce que je te le dis moi, elle est tournée, c'est sûr. Même si pour toi aussi lundi sera synonyme de papillons dans le bidon, de hérisson qui tourne pas rond. Mais j'en doute pas. Sinon on fera une opération Guybrush Threepwwod et Emile Sabord vont casser la pichnette aux gens de là-bas qui n'ont rien compris. Mais de toute façon on le fera pas. En revanche on viendra t'ouïr. On viendra, avec nos lunettes, écouter comme tes mots sentent bon. A s'en rompre les mains, c'est sûr. Je mettrai une cravate pour l'occase, on viendra en bateau et on pourra partir faire notre long travel.
Et puis après on reprendra tous notre bout de route. Mais ça ça sera pour plus tard. En attendant, écrivons, à défaut de lire. Démerdez-vous comme vous voulez, oui je suis vulgaire et je m'en fous, mais revenez.
16:50 Publié dans Au pays des renards | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note